Toujours plus au sud...
La route continuait d’être déserte, point de magasins, point de point d’eau, le baroud quoi.
Enfin, une station essence au milieu de nulle part…on s’y est arrêté pour faire le plein et s’amuser du regard étonné des hommes présents face à notre véhicule, comme d’habitude. On me demande d’amener un ouvrier bengali à la prochaine ville… »mafi mouchkil habibi ! » (pas de problèmes !)
Il était drôle, il tenait absolument à me faire la conversation mais je ne suis pas très à l’aise en bengali, moi ! J’essayais de lui fairecomprendre que justement je ne comprenais pas mais il continuait. C'était assez rigolo. Puis il a voulu qu'on mette de la musique, j'ai enclenché ma cassette fétiche de musique indienne...il a dû apprécier, il souriait...
Il faisait de plus en plus chaud en ce mois de décembre et les mirages sur la routes étaient comme dans Tintin...
Thomas trouve des astuces pour se protèger de la chaleur pendant le trajet...
La route était sublime de beauté et on a commencé à longer des canyons tout à fait impressionnants. Les montées et les descentes se faisant de plus en plus raides, une légère inquiétude s'est installée dans mon esprit. Serons-nous capables de repasser par cette route au retour au vu de ce que nous avons descendu ?
Jusqu'à LA descente ! le trou ! l'abîme !
Ca ne rend sûrement pas la réalité mais ci-dessous c'est LA descente infernale qui m'a fait décider que l'on ne repasserai pas par là mais par la route intérieure du pays. Trop pentue, le camping-car, dans mon esprit, n'était pas capable de remonter un tel angle.
D'un côté, la route suivait le canyon que nous avions descendu et de l'autre : la mer.
Un chemin s'sst présenté sur la gauche, vers la mer. On avait chaud, on rêvait de se baigner, on a pris le chemin. Pas été jusqu'au bout par risque d'ensablage alors on a continué à pied sous le cagnard de ce paysage silencieux.
Au bout, hélas, mauvaise surprise ! La plage est recouverte de détritus et d'algues et la mer pareille ! Demi-tour droite, mousaillons ! pfff...
Au fond, les plateaux de la chaîne du Dhofar, qui s'étend jusqu'au Yemen.
Et qui va avoir raison de notre progression vers Salalat...
Silence, chaleur et squelette de chameau...
Maa salama ! la suite dés que possible...