Marhaba !
Après Shiraz, direction Ispahan...
Sortie de Shiraz :
11 mai Ispahan
Avec la luminosité printanière aussi limpide qu’après un coup de mistral, la ville et ses environs sont superbes. On voit poindre partout les montagnes alentours toutes proches et, par-dessus la ville très verte en cette saison, ça offre un cadre splendide.
Les rues d’Ispahan sont, en effet, très boisées.
Le square Imam est de toute beauté. Les bleus uniques des coupoles et des mosaïques ressortent merveilleusement sous le soleil. On y arrive un vendredi, jour du pique-nique familial des iraniens qui investissent le square. On y déguste aussi la fameuse glace d’Ispahan (qu’on trouve aussi presque pareille à Shiraz) : une glace à base de parfum de rose sur un lit de vermicelles glacés sur lesquels on verse un sirop de citron. Un délice !
Le square Imam à Esfahan :
Square Imam by night :
On retrouve nos amis tellement charmants du magasin de tapis. On parle à bâtons rompus (pendant que Thomas joue dans un coin) puis après nous avoir offert une demi-douzaine de thé, ils nous invitent à partager leur repas le lendemain. C’est amusant et touchant de voir combien sont nombreux les vendeurs qui nous reconnaissent après notre passage des mois auparavant. Il faut dire que les voyageurs en camping-car ne sont pas légions.
Des endroits typiques du vieil Ispahan...
Adieux à nos amis si drôles et si adorables !
On est garés dans notre rue habituelle mais on n’a pas la visite des amis que nous y avions rencontrés à l’aller. Juste un petit bonjour de l’un d’eux. On ne comprend pas, d’autant que j’avais prévu plein de cadeaux de remerciement pour chacun. Je mets ça sur le compte des malentendus culturels, c'est-à-dire des réactions que l’on ne peut pas comprendre n’étant pas de la même culture.
Notre rue à Ispahan :
10ème mois
Santé : TVB !
Véhicule : Impeccable. Je croise les doigts pour les derniers milliers de km…Mais toujours pas de frigo.
Moral : Ok, avec un savant mélange de joie à revoir la famille et les amis et de tristesse d’arrêter l’aventure.
Budget : On roule beaucoup, on visite moins…du coup, ça va. C’est le gas-oil en Italie qui va nous ruiner à nouveau mais c’est pour plus tard…
Soucis : Aucuns (sauf le frigo mais on commence à en avoir l’habitude).
Bonheurs : Le bleu immaculé du ciel turque et la beauté des paysages…La gentillesse des turcs, encore et toujours…
Regret : Ne pas être rentiers (et continuer ce voyage)
Lessive : Retour à la bonne vieille façon manuelle : le matin, avant de partir, je remplis mon bidon étanche avec le linge, la lessive et l’eau. On roule pendant des heures sur les routes chaotiques et, à l’arrivée, je rince et j’étends.
Eau : Super de retrouver ces fontaines turques tous les 5 m le long des routes où l’eau coule à flot pour le voyageur…
Gaz : Ma bouteille de gaz emiratie n’est pas encore vide et ma bouteille française remplie en Iran attend sagement. TVB.
Trajet parcouru : Environ 25 500 km de conduite jusque-là...
A bientôt !