Le quart vide, c’est cette partie du désert d’Arabie Saoudite qui jouxte la frontière d’Oman et la dépasse. Bien que je ne connaisse pas bien les déserts, il est dit que c’est le désert le plus inhospitalier du globe et je veux bien le croire vu le peu de choses qu’on y trouve.
Ces heures et ces jours de conduite au travers de ces paysages vides et écrasés de soleil sont une expérience indescriptible. Ce fût fatigant et fabuleux en même temps.
En réalité, dans le quart vide, il n’y a pas que du vide.
Il y a aussi, parfois, des camions…
Des gallinacées locales…
Des tornades de sable…

Deux nuages…
Et un arbre…
La route était longue et hypnotisante
On y a vu des roues de vététistes géants
Heureusement qu’il me fallait faire du fuel régulièrement, ce qui me permettait de redescendre sur terre et de causer un brin avec mes amis camionneurs pakistanais…
L’arrivée sur Hayma fût une joie, à nous les boissons fraîches ! à nous (peut-être) des tomates fraîches pour remplacer les paquets de chips omanais !
La ville était quasi déserte mais le saloon était ouvert. Après quelques emplettes au supermarché du coin où nous n’étions pas passés inaperçus, j’avais confié mon linge sale au blanchisseur chinois qui, ici, était pakistanais : 4 euros pour 10 pièces de linge, fait en une heure, y a pas à dire ! On est loin de l’Europe.
Un coin tranquille pour la nuit, un bon petit repas quasi frais avec une boisson FRAICHE !
Le bonheur !
Lendemain, départ pour…le quart vide, toujours. Et Mahoot, prochaine ville...
Salaam !