Donc plus on avançait, et plus le quart vide était …vide.
La route était longue et il faisait chaud, très chaud !
Ah ! Enfin un parking, on allait pouvoir se mettre à l’ombre, se restaurer et aller faire pipi…Euh enfin, on allait pouvoir s’arrêter quoi, c’est ce que je voulais dire.
Et on roulait, on roulait…dans le rien.
Le désert vide de vide, ça attaque le mental des fois, il faut faire attention.
Tiens ? Des enfants !
Ah ! oui ! Ce sont les miens. Haha. Suis-je bête…
Et dans cet espace vaste et blanc, tout à coup, apparût un parc avec des jeux pour enfants ! Là ! Sous le soleil ardent ! Des jeux pour enfants…
Blague à part, il était nécessaire de rester vigilant malgré le rien autour car, plusieurs fois, il m’était arrivé de freiner brutalement pour éviter une plaque de sable sur la route…qui n’était en fait qu’un mirage !
Et puis, oui, Mesdames et Messieurs ! Nous l’avons trouvé ! Preuve à l’appui !
LA touffe d’herbe du quart vide ! La voici !!
Mais, malgré tout, le paysage, dans son apparente uniformité, changeait petit à petit.
De blanc, on passait au teinté de rose, puis des ébauches de dunes apparurent de-ci, de-là…Les ombres des nuages aussi permettaient de magnifiques et soudain contrastes…
Et toujours ces mirages sur la route...
Beaucoup de vent aussi qui me demande d'être accrochée au volant pour maintenir
la trajectoire. Fatiguant...
Puis, en remontant toujours plus au nord-est cette fois, vers Mahoot (ou Muhut), le paysage est devenu carrément sableux avec des dunes oranges à pertes de vue…

On allait maintenant rattrapper la côte, avec la mer d'Arabie. Si bleue.
Salaam !