La route jusqu'à Mahoot avait été magnifique et déserte, assez nouvelle semblait-il et donc encore propre, je veux dire sans les éternels détritus qui jonchent la nature dés que les lieux sont trop passants...
Ensuite, nous avions entammé notre remontée vers le nord en longeant la côte à nouveau...Personne sur la route, personne ! Sauf...
...une cycliste ! Seule ! C'était Heinke, une jolie allemande, qui avait décidé de traverser Oman en vélo du nord au sud. Quel courage ! Quelle détermination ! Et il fallait voir le vent de travers impossible que nous avions sur cette route, sacrée Heinke ! Bonne route, amie...
Le vent semblait être un phénomène régulier sur cette côte au vu des concressions sableuses ressemblant à de la roche qu'on voyait partout...
La conduite était mouvementée ! Le camping-car faisait des embardées monstres ! Et on pensait à Heinke encore...
Bivouac pour la nuit au bord de la route très peu fréquentée. On s'est garés perpendiculairement parceque le vent était tel que le camping-car bougeait de tous ses membres et les enfants s'inquiétaient pas mal. Nous étions comme dans un bateau en pleine mer démontée...Nous avions encore une pensée pour Heinke dans sa tente...
Le lendemain, remontée vers le nord toujours, avec traversées pittoresques de petits villages de pêcheurs authentiques avec leurs éternelles Toyota rouges...
Et l'approche, au loin, de Ras Al Hadd, le cap des tortues...
Y aura-t-il encore des tortues ?
Le lecteur halète, la sueur perle, le suspens est à son comble jusqu'au prochain numéro...
Tenez bon !
Inch'Allah !